« Vivre chez soi », dans son territoire est de plus en plus identifié comme une des clés les plus déterminantes du bien vivre et bien vieillir.

À l’heure de la transition démographique – qui laisse entrevoir qu’à l’horizon 2040, selon l’INSEE le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans augmentera de 45 % et celui des personnes de plus de 80 ans de 72 % – il faut inverser le regard porté sur les aînés, loin de l’image d’une population dépendante et à charge de la collectivité par le biais du poids des retraites et des dépenses de santé. Les personnes âgées d’aujourd’hui ne se reconnaissent pas d’avantage dans l’image consumériste des séniors véhiculée par les médias. Les parcours de vie au sein de ces deux générations qui structurent l’avancée en âge au-delà de 60 ans sont par nature pluriels et singuliers. Tous les retraités n’ont pas nécessairement envie au gré des opportunités fiscales, d’aller vivre leur temps de retraite au Portugal ou au Maroc et les plus âgés ne sont pas nécessairement « dépendants » ou résidents d’EHPAD.